1 CAPITAL : Le capital est composé d'actions ordinaires et parfois d'actions à dividende prioritaire, de certificats d'investissement ou de certificats coopératifs.
2 VALEUR NOMINALE : Pour une action, la valeur nominale représente la part de capital effectivement souscrite. Ainsi, le produit de la valeur nominale par le nombre d'actions correspond au capital. Cette valeur nominale est souvent comprise entre 10 et 100 euros. Elle n'est pas représentative du patrimoine de la société : au fil des ans, le capital s'est enrichi de réserves - le dépassant largement dans la plupart des cas - qui n'apparaissent pas dans la valeur nominale.
3 DROITS DE VOTE : Le nombre de droits de vote ne correspond pas toujours au nombre d'actions ordinaires. La société peut avoir prévu dans ses statuts un système de droit de vote double réservé aux actionnaires détenant leurs titres depuis plus de deux ans. Un tel actionnaire aura deux droits de vote par action lors des assemblées. Ce qui modifie sensiblement la répartition des droits de vote par rapport à la répartition du capital.
4 CAPITALISATION BOURSIERE : La capitalisation boursière indique la valeur de l'entreprise. C'est la multiplication du cours de bourse par le nombre de titres : le prix de 100% des actions cotées en bourse.
5 MANAGERS : Les principaux dirigeants de l'affaire.
6 REPARTITION DU CAPITAL : Les principaux actionnaires et leur pourcentage de droits de vote sont mis en regard pour obtenir une géographie précise du tour de table.
7 SEUILS STATUTAIRES : Ce sont les seuils de capital au-delà desquels tout acquéreur d'actions doit établir une déclaration auprès de la société. Le régime légal prévoit une première déclaration au-delà de 5%, mais les statuts de la société peuvent être plus contraignants, en prévoyant par exemple une déclaration à partir de 2%. Cela permet d'identifier tout nouvel entrant dans le capital, une acquisition d'un tel bloc de titres n'étant pas toujours amicale et cooptée par la direction de la société.
8 DERNIERES OPERATIONS SUR CAPITAL & ASSIMILEES : Il s'agit d'un rappel sur les opérations financières les plus récentes. Cela peut notamment permettre d'expliquer les ajustements de cours liés à ces opérations.
APPRECIER LA CAPITALISATION BOURSIERE :
La capitalisation boursière est une simple multiplication, le cours de bourse de l'action par le nombre d'actions composant le capital social. Quand le capital est composé d'actions et d'autres types de titres (style actions à dividende prioritaire ou certificats d'investissement), il faut prendre le cours de chacun de ces titres et le multiplier par leur quantité respective. Puis on additionne les montants obtenus pour obtenir la capitalisation boursière.
On peut classer les valeurs selon leur capitalisation boursière. Les plus importantes d'entre elles (des milliards d'euros) forment le camp convoité des "blue chips". Ces dernières sont souvent de belles affaires, réalisant des chiffres d'affaires de plusieurs dizaines de milliards d'euros avec des milliers de salariés et disposant d'un réseau d'implantations internationales. A Paris, la tête du palmarès des capitalisations revient aux 40 valeurs de l'indice CAC 40. A l'opposé, les petites capitalisations, que les américains appellent les "small caps" et les français "les petites capis", ont un avantage : la société qui a une faible capitalisation boursière est souvent méconnue des boursiers, ce qui ne l'empêche pas de présenter parfois des perspectives attrayantes pour un investisseur. Les potentiels sont souvent plus importants avec des petites capitalisations : on imagine aisément une petite affaire en pleine croissance décupler de volume en quelques années alors qu'on ne le suppose même pas pour un General Electric ou un Air Liquide, qui connaissent des évolutions plus prévisibles de leur activité. Toutefois, en contrepartie de cette possible envolée, il faut souvent accepter un risque boursier un peu plus élevé que sur les "blue chips".
LE CONTROLE DU CAPITAL :
Quand les titres d'une société sont répartis dans le public, il existe toujours la possibilité d'une prise de contrôle par un concurrent. Il s'agit des OPA et des OPE, respectivement "offre publique d'achat" et "offre publique d'échange". Dans le premier cas, une société décide d'en acquérir une autre en proposant un prix unique pour chaque action présentée (par le biais de son intermédiaire). Généralement, ce prix est supérieur à une moyenne récente des cours de Bourse, sinon aucun actionnaire n'accepterait de présenter ses titres à l'offre. Dans le cas d'une OPE, celui qui lance l'offre propose ses propres titres en paiement des actions de la société convoitée. Ces offres peuvent être contrées par d'autres offres, à de meilleurs prix. C'est la mécanique de la surenchère.
Les offres publiques menacent plus facilement les sociétés dont une large part du capital est largement diffusée dans le public : il est plus facile de convaincre de nombreux petits porteurs ou de petits institutionnels d'apporter des titres avec un prix alléchant que d'attirer des actionnaires fidèles, stables, qui constituent le tour de table de la société, le noyau dur pour employer un jargon professionnel.
Pour éviter ces offres sauvages, les sociétés peuvent placer quelques obstacles sur le parcours du repreneur, dont deux sont très répandus. D'une part, il peut exister des droits de vote doubles. Faute d'obtenir une majorité du nombre de titres composant le capital, le noyau dur obtient au moins une majorité de droits de vote, ce qui lui permet d'exercer le contrôle de la gestion et de repousser les tentatives d'offre publique. D'autre part, il existe des seuils de détention des titres d'une société au-delà desquels l'acquéreur doit informer la société et le marché. Le premier seuil est de 5%, mais il peut exister des seuils plus faibles prévus par les statuts de la société. Cela permet à l'attaqué de prendre quelques dispositions avant qu'il ne soit trop tard.
LES PRINCIPALES OPERATIONS SUR LE CAPTIAL D'UNE SOCIETE :
* L'attribution gratuite consiste à donner une action gratuite à chaque actionnaire qui détient au moins un certain nombre de titre. Par exemple, une attribution gratuite d'une action pour 10 revient à offrir une action nouvelle pour celui qui détient 10 actions anciennes. Une attribution fait théoriquement baisser le cours de l'action ancienne, dans les proportions liées aux conditions de l'attribution.
* La division du nominal revient à multiplier le nombre de titres en circulation. Par exemple, avec une division du nominal par 5, il existera 5 fois plus d'actions avec un prix théorique égal au cinquième du précédent.
* L'augmentation de capital en numéraire consiste en l'émission de nouvelles actions à prix fixé pour un certain nombre d'actions anciennes. Par exemple, on émet une nouvelle action à 80 Euros pour 4 anciennes. Généralement, le prix d'émission est inférieur au cours de bourse.
* Conversion d'obligations : une obligation convertible peut être convertie en actions, généralement à tout moment. Cette opération donne lieu à création de nouvelles actions admises à la cote.
* Exercice de bons de souscription. Les bons de souscription d'action, lorsqu'ils sont exercés, amènent à créer des actions nouvelles, admises à la cote.
* Levées d'options : il s'agit des options exercées par les salariés de la société. L'exercice de ces options crée de nouvelles actions admises à la cote.
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